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Astrothèque

Les runes et leur signification

Les 24 runes du Futhark ancien · approche culturelle et historique, sans voyance

Les runes forment le plus ancien système d'écriture des peuples germaniques et scandinaves. Gravées sur la pierre, le bois ou le métal, elles ont servi à noter des noms, des formules et des inscriptions bien avant l'arrivée de l'alphabet latin dans le Nord. Chaque rune est une lettre, mais aussi un nom porteur de sens : le bétail, l'aurochs, la grêle, le soleil. C'est cette double nature, phonétique et symbolique, qui fait tout leur intérêt. Vous cherchez la signification de Fehu, celle d'Algiz ou de Sowilo ? Chaque rune a sa page, avec l'origine de son nom et le sens que la tradition lui a donné.

Qu'est-ce que le Futhark, l'alphabet runique ?

Le mot Futhark vient de la valeur sonore des six premières runes : F, U, TH, A, R, K. Le Futhark ancien, le plus complet et le plus étudié, compte vingt-quatre signes. Il fut en usage entre le 2e et le 8e siècle environ, du nord de l'Europe à la Scandinavie. Plus tard, à l'âge viking, cet alphabet se réduisit à seize runes pour donner le Futhark récent, tandis que les Anglo-Saxons le prolongeaient au contraire avec des signes supplémentaires. Les runes que nous présentons ici sont celles du Futhark ancien, les vingt-quatre lettres d'origine.

D'où vient la signification des runes ?

Nous connaissons le sens des runes surtout grâce aux poèmes runiques du Moyen Âge. Trois textes principaux nous sont parvenus : le poème anglo-saxon, le poème norvégien et le poème islandais. Chacun consacrait quelques vers à décrire une rune, en jouant sur le sens de son nom. Le bétail y est dit source de discorde, la grêle le plus blanc des grains, le soleil la joie des marins. C'est de cette tradition écrite que découle la lecture symbolique des runes. Nous nous appuyons sur ces sources, sans en faire un outil de prédiction : les runes sont ici un patrimoine à comprendre, pas un oracle à interroger.

Les trois familles du Futhark

Les vingt-quatre runes se répartissent en trois groupes de huit, appelés ættir. Chaque famille porte le nom d'une divinité et rassemble des runes aux thèmes voisins. Voici les vingt-quatre signes, dans l'ordre traditionnel du Futhark.

Ætt de Freyr

La première famille s'ouvre sur Fehu et se referme sur Wunjo. Elle est traditionnellement placée sous le patronage de Freyr, dieu de la fécondité et de l'abondance, et parle surtout du monde concret : la richesse, la force, le don, la joie de vivre.

Ætt de Heimdall

La deuxième famille, de Hagalaz à Sowilo, est rattachée à Heimdall, le gardien du pont Bifröst. On l'associe aux forces qui éprouvent et transforment : la grêle, la nécessité, la glace, mais aussi le retour des saisons et la lumière du soleil.

Ætt de Tyr

La troisième famille, de Tiwaz à Othala, se place sous le signe de Tyr, dieu de la justice et du serment. Elle touche à l'ordre humain et social : la loi, le couple, la communauté, l'héritage transmis d'une génération à l'autre.

Une rune symbolique pour aujourd'hui

Par jeu, voici une rune associée à la date du jour. Ce tirage est purement symbolique : il ne prédit rien et ne vous concerne pas plus qu'un autre. C'est une manière ludique de découvrir un signe du Futhark et de lire son histoire.

Tiwazle dieu Tyr, la justiceLire la signification →

Runes et Vikings : quelques repères

On parle souvent de runes vikings, et l'expression n'est pas fausse : les Scandinaves de l'âge viking utilisaient bien un alphabet runique, le Futhark récent à seize signes. Mais les runes leur sont antérieures de plusieurs siècles et concernent l'ensemble du monde germanique, des Goths aux Anglo-Saxons. À l'inverse, l'idée de runes celtiques relève d'une confusion : les Celtes employaient l'ogham, un système d'écriture irlandais tout à fait distinct. Les runes appartiennent au monde nordique et germanique, pas au monde celte.

Questions fréquentes sur les runes

Qu'est-ce que le Futhark ?
Le Futhark est le nom donné à l'alphabet runique. Il vient de la valeur sonore de ses six premières runes : F, U, TH, A, R, K. Le Futhark ancien, le plus étudié, compte 24 runes et fut utilisé par les peuples germaniques et scandinaves entre le 2e et le 8e siècle environ. Chaque rune note un son, mais porte aussi un nom chargé de sens : le bétail, l'aurochs, la grêle, le soleil. Cet alphabet a servi à graver des inscriptions sur la pierre, le bois, le métal ou les os, avant d'évoluer vers des formes plus tardives comme le Futhark récent scandinave.
Que signifient les runes ?
Chaque rune a d'abord une valeur phonétique, puisqu'il s'agit de lettres. Mais son nom lui donne une portée symbolique : Fehu évoque la richesse, Sowilo le soleil, Berkano le bouleau et la croissance. Ces significations nous sont surtout connues par les poèmes runiques médiévaux, textes anglo-saxon, norvégien et islandais qui décrivaient chaque signe en quelques vers. C'est de cette tradition écrite que découle la lecture symbolique des runes que nous présentons ici, sans y chercher une quelconque prédiction.
Les runes servent-elles à prédire l'avenir ?
Non, et c'est un point important. Les runes étaient avant tout un système d'écriture. Certaines sources antiques mentionnent des pratiques de tirage de sorts, mais elles restent rares et mal documentées, et l'usage divinatoire moderne des runes est une reconstitution récente. Sur Astrothèque, nous traitons les runes comme un patrimoine culturel et symbolique : leur histoire, l'origine de leur nom, le sens que la tradition leur a prêté. Nous n'y voyons pas un oracle capable d'annoncer l'avenir.
Quelle est la différence entre runes vikings et runes celtiques ?
Les runes sont un héritage germanique et scandinave, pas celtique. On parle souvent de runes vikings parce que les Scandinaves de l'âge viking en faisaient usage, sous une forme tardive à seize signes. Les Celtes, eux, n'utilisaient pas de runes : on leur associe parfois l'alphabet ogham, un système d'écriture irlandais tout à fait distinct, fait d'entailles le long d'une ligne. L'expression runes celtiques relève donc d'une confusion répandue plus que d'une réalité historique.